Lo refastinhós, occitan de ‘Le récalcitrant’, met en scène la rencontre entre quatorze hommes et objets symbolisant les pays d’Òc.
La force évocatrice des drapeaux, plats, boissons et autres reliques du quotidien méridional n’est autre que celle que l’on attribue, à tort ou à raison, au camarade à l’accent chantant, qui, s’il est sympathique, à l’heure de la Rébublique, n’en est pas moins récalcitrant.







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Le récalcitrant

Le premier découvre, lui, la croix des comtes
Le segond souffle trop fort, à ce qu’on raconte
Le troisième perd son chemin, malgré la conque
Le quatrième perd aussi bien, à la pétanque.
Le cinquième, aveugle en Provence
Le sixième, qui piétine en Gascogne
Le septième, Béarnais pied en l’air
Le huitième, d’Auvergne goûtant la chair.
Et le neuvième, niçois d’un jour, devenu salade par amour.
Ou le dixième, avec sa lavande
Puis le onzième, celui qui déborde
Tel le douxième, Méditerranée,
Et le treizième, républicain autrement fait.
Finissons par le quatorzième, trop occitan ou excité,
qui jure sans la moindre peine, que le béret il garderait.